Surveillance de l’environnement : le HCTISN a tenu une réunion plénière le 18 octobre 2022

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15/11/2022

Le 18 octobre 2022, le Haut comité pour la transparence et l’information sur la sécurité nucléaire a tenu une réunion plénière en distanciel sur le sujet de la surveillance de la radioactivité dans l’environnement articulée autour des deux questions suivantes :

  • Quelles sont les missions des acteurs dans la surveillance de la radioactivité dans l’environnement ? Quelle est leur stratégie ?
  • Quelles sont les actions d’information menées auprès des publics ? quelle est l’implication des parties prenantes locales, des Cli (Commissions locales d'information) et des associations dans la surveillance ?
 

Voir l’ordre du jour de la réunion

 
Les organismes suivants ont participé à cette réunion plénière : le Ministère de l'Ecologie, l’ASN (Agence de Sûreté Nucléaire), l’IRSN ; les exploitants nucléaires : EDF, CEA, Orano, Framatome et ANDRA ; des associations : Greenpeace, l’ACRO (Association pour le contrôle de la radioactivité dans l'ouest), l’Anccli (Association nationale des comités et commissions locales d'information) et des Cli.
 

A l’occasion de cette réunion, l’IRSN a présenté :

 

Sa stratégie, mise en œuvre et prospective de sa mission d’expertise dans le domaine de la surveillance de l’état radiologique de l’environnement du territoire national.

 

L'IRSN assure, sur le territoire national, une veille permanente des niveaux de radioactivité dans les différents milieux (air, eau, sol, aliments…) avec lesquels la population est en contact. La surveillance radiologique de l’environnement, réalisée par l’IRSN s’inscrit dans ses missions d’expertise. Elle se décline sous la forme d’une surveillance régulière annuelle, complétée par des études ponctuelles autour des sites nucléaires et par une surveillance réactive en cas d’évènement radiologique.

La stratégie de surveillance de l’environnement de l’IRSN définie en 2009 a été actualisée en 2019-2020 en y ajoutant de nouveaux objectifs : études radiologiques de sites, reconfiguration en cas d’événement radiologique et exploitation des données.

 

 

Voir le support de la présentation réalisée par l’IRSNTélécharger le rapport de l'IRSN 2021-00915 "Le dispositif de l’IRSN en matière de surveillance radiologique du territoire : bilan de la mise en œuvre de la stratégie établie en 2009 et perspectives​" (PDF, 2,8 Mo)

 

 

 

 

Le Bilan de l’état radiologique de l’environnement français, qui est un document de référence et une source d’informations pour le public et les spécialistes.

 

Le Bilan de l’état radiologique de l’environnement (BR) fournit une connaissance actualisée de l’influence des installations nucléaires françaises sur leur environnement et des expositions des populations avoisinantes. Des milliers de résultats de mesure y sont présentés sous forme de graphiques, cartes et schémas qui permettent de visualiser les niveaux de radioactivité mesurés, leur évolution dans le temps ainsi que leur variabilité spatiale, et de les comparer au « bruit de fond » (*) radiologique français. Facile à consulter par site nucléaire, par thème ou pour les évènements radiologiques survenus sur les 3 dernières années, le Bilan Radiologique est un document de référence, source d’information pour le public et les spécialistes.

 

 

 

 

 

L’étude radiologique de l’environnement (ERS) du CNPE de Saint Alban ainsi que le dialogue entre les acteurs locaux et l’IRSN au service de l’amélioration de la connaissance scientifique.

 

La centrale nucléaire d’EDF de Saint-Alban (Isère) a été choisie par l’IRSN pour réaliser, entre 2019 et 2021, une étude pilote d’un programme innovant de caractérisation radiologique de l’environnement proche des sites nucléaires. Cette étude radiologique de site a pour objectif d’améliorer les connaissances scientifiques de l’IRSN et l’évaluation de l’influence des rejets radioactifs de la centrale sur son environnement ainsi que sur l’impact dosimétrique. Pour ce faire, l’IRSN a souhaité impliquer de nombreux acteurs locaux comme la Commission locale d’Information, EDF, les élus, des exploitants agricoles, des associations, des gestionnaires de réseaux… Au total ce sont plus de 970 prélèvements et plus de 1200 analyses qui ont été réalisés ainsi que plus de 270 personnes qui ont été interrogées. La mobilisation des acteurs locaux a ainsi permis à l’IRSN d’atteindre pleinement les objectifs de cette étude pilote.

 

 
 
A cette occasion, Jean-Christophe Niel, Directeur général de l’IRSN, a fait un point sur la situation en Ukraine et a fait part des derniers travaux de l’IRSN. La Présidente du HCTISN, a exprimé sa satisfaction quant à la qualité des orateurs de l’Institut et à la pertinence de leurs interventions.
 

(*) : « Bruit de fond » radiologique environnemental. On désigne par « bruit de fond » radiologique environnemental, les activités des différents radionucléides présents dans l'environnement, en dehors de toute influence humaine actuelle (industrie nucléaire, autres industries, rejets hospitaliers…). Le bruit de fond résulte d'une part de sources naturelles de radioactivité, constituant le bruit de fond radiologique naturel, d'autre part de la persistance d'apports anciens de radionucléides artificiels qui ont concerné l'ensemble du territoire ; il s'agit notamment des retombées des essais atmosphériques d'armes nucléaires et des retombées de l'accident de Tchernobyl.

Le bruit de fond radiologique naturel a deux origines, d'une part les radionucléides dits telluriques présents sur terre depuis sa formation, d'autre part le rayonnement en provenance du cosmos, appelé rayonnement cosmique, qui produit de manière permanente des radionucléides.

La radioactivité tellurique est la radioactivité qui émane du sol. L'écorce terrestre contient en effet des atomes radioactifs qui sont la source d'une radioactivité naturelle : le thorium-232, l'uranium-235 et l'uranium-238. Dotés de très longues durées de vie, de l'ordre du milliard ou de plusieurs milliards d'années, ils sont encore loin d'avoir disparus et font pour cette raison partie intégrante de notre environnement. Avec leurs produits de filiation, ces radionucléides sont responsables du rayonnement « tellurique », qui est le rayonnement des roches.

 
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