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Les unités de recherche

Laboratoire d'épidémiologie des rayonnements ionisants (LEPID)

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Dernière mise à jour en février 2021

 

Crée en 1991, le Laboratoire d’épidémiologie des rayonnements ionisants de l’IRSN (LEPID) est intégré dans le Service de recherche sur les effets biologiques et sanitaires des rayonnements ionisants (SESANE) du Pôle « Santé et Environnement ». Il est situé à Fontenay-aux-Roses, en région parisienne.
 
Les recherches menées par le LEPID visent à améliorer, par le suivi épidémiologique de cohortes et d’analyses statistiques, les connaissances sur les effets sanitaires des rayonnements ionisants chez l’homme, notamment dans le cadre d’expositions chroniques à faibles doses, qu’elles soient d’origine professionnelle, médicale ou environnementale. Ces recherches contribuent à la mission d’expertise de l’IRSN en matière de radioprotection de l’homme.

 

 

 

Contexte et thématiques de recherche

 

Un accroissement du nombre de cancers dans des populations exposées à des niveaux de doses élevés de rayonnements ionisants a été observé dans de nombreuses études épidémiologiques. Ces études ont permis d’identifier les types de cancers pour lesquels le rôle des rayonnements ionisants est reconnu ou soupçonné (UNSCEAR 2006[1], Monographies du CIRC Volumes 1-28[2]), d’estimer le délai de latence entre l’exposition et l’observation d’un excès de cancer, et de caractériser la relation entre la dose et le risque.

Sur la base des connaissances issues de l’épidémiologie et de la radiobiologie, un système de radioprotection a été élaboré au niveau international, selon les recommandations de la Commission Internationale de Protection Radiologique (CIPR), pour gérer la protection des différentes populations exposées (patients, travailleurs, population générale). Ce système de radioprotection est remis à jour périodiquement sur la base d’une analyse des publications scientifiques parues dans les domaines de l’épidémiologie, de la radiobiologie, de la radiopathologie et de la dosimétrie par des comités d’experts internationaux (Comité scientifique des Nations unies pour l'étude des effets des rayonnements ionisants, National Council on Radiation Protection and Measurements, Committee on the Biological Effects of Ionizing Radiation). Néanmoins, de nombreuses incertitudes persistent encore aujourd’hui quant à la quantification des effets sanitaires résultant des expositions aux rayonnements ionisants, en particulier pour ce qui concerne les expositions chroniques aux faibles doses.

L’objectif principal des travaux du LEPID est d’améliorer les connaissances sur les effets sanitaires des expositions aux rayonnements ionisants à faibles doses. Ces travaux visent à évaluer la validité des hypothèses sous-jacentes au système de radioprotection actuel et contribuent à son évolution.

 
En complément de cet objectif principal, trois objectifs spécifiques, présentant un intérêt majeur en radioprotection, sont particulièrement ciblés :

  • les effets sanitaires des contaminations internes, notamment chroniques : par rapport à une exposition externe, les contaminations internes, par ingestion ou inhalation, entraînent une exposition hétérogène des organes et une irradiation persistant après la fin de l’exposition du fait de l’incorporation des radionucléides. Si l’on dispose aujourd’hui de connaissances établies sur les effets des expositions externes aux rayonnements ionisants, les effets de contaminations internes, notamment chroniques, sont beaucoup moins bien connus. Cette thématique conduit à des activités transverses avec le Service de recherche en dosimétrie (SDOS) ;
  • les effets sanitaires des expositions durant l’enfance : les résultats de la littérature indiquent une sensibilité accrue des enfants aux expositions aux rayonnements ionisants (pour une même dose, la relation dose-effet apparaît plus forte si cette dose est reçue durant l’enfance qu’à l’âge adulte). Néanmoins, peu d’études sont disponibles aujourd’hui sur les effets d’expositions (médicales et environnementales) à faibles doses durant l’enfance. Cette thématique conduit à des activités transverses avec l’Unité d’expertise en radioprotection médicale (UEM) ;
  • les effets non-cancer : l’ensemble du système de radioprotection actuel est fondé sur l’estimation du risque de cancer radio-induit. Néanmoins, plusieurs études récentes suggèrent un accroissement de la fréquence de certaines pathologies non cancéreuses à des niveaux de doses relativement faibles (quelques centaines de milliSieverts). La vérification de ces observations sur d’autres populations est un enjeu majeur pour la connaissance des effets des rayonnements ionisants (en particulier pour les maladies cardio-vasculaires et les cataractes) et pour la radioprotection. Cette thématique conduit à des activités transverses avec le Service de recherche en dosimétrie (SDOS).

 

    Dans le cadre de ses recherches, le LEPID entretient des collaborations étroites avec les laboratoires de recherche expérimentale du SESANE (Laboratoire de recherche en radiochimie, spéciation et imagerie (LRSI) et Laboratoire de radiotoxicologie expérimentale (LRTOX)), le Service de recherche en radiobiologie et en médecine régénérative (SERAMED) (notamment avec le Laboratoire de radiobiologie des expositions médicales (LRMed)), le SDOS, le Service d'études et d'expertise en radioprotection (SER) (notamment avec l’UEM et le Bureau d'analyse et de suivi des expositions professionnelles (BASEP)) et le Bureau d'étude et d'expertise du radon (BERAD).

     

    [1]United Nations Scientific Committee on the Effects of Atomic Radiation (2008) Effects of Ionizing Radiation. UNSCEAR 2006 Report to the General Assembly with Scientific Annexes. Annex A: Epidemiological studies of radiation and cancer. United Nations, New York.

    [2] https://monographs.iarc.fr/wp-content/uploads/2019/07/Classifications_by_cancer_site.pdf

     


Axes de recherches

 

 

Travailleurs du nucléaire pour le volet exposition externe :

 

Travailleurs du cycle du combustible pour le volet contamination interne :


Professionnels médicaux :

 

Personnels navigants :
 



Études sur les patients

 

 

 

Études en population générale

 

  • Veille scientifique sur les risques sanitaires à proximité des sites nucléaires
  • Evaluation d’impact sanitaire des radiations (notamment le radon ) sur la population
  • Préparation à la réponse épidémiologique  en cas d’accident nucléaire en France ou en Europe
  • Participation à l’étude GEOCAP, coordonnée par l’Inserm, pour l’évaluation du risque de leucémie infantile associé à l’exposition environnementale aux rayonnements ionisants
  • Participation à l’étude ELFE, coordonnée par l’Inserm et l’INED, pour la reconstruction des expositions aux rayonnements ionisants durant l’enfance.

 

Le LEPID s’est également doté d’un axe de recherche transverse, relatif, d’une part, à la gestion des bases de données et, d’autre part, au développement de modèles probabilistes sophistiqués (e.g., modèles à variables latentes) et de méthodes statistiques avancées pour l’estimation et la prédiction de risques sanitaires radio-induits à partir de données épidémiologiques complexes empreintes d’incertitudes multiples (e.g., signal faible, censure forte, données manquantes, erreurs de mesure, incertitudes dosimétriques, facteurs de risque corrélés…).

 
 

 Spécialités et chercheurs

 

Klervi Leuraud (PhD), épidémiologiste, responsable de laboratoire
Sophie Ancelet (PhD), statisticienne/modélisatrice
Clémence Baudin (PhD), épidémiologiste
Marie-Odile Bernier (PhD, HDR), médecin endocrinologue, épidémiologiste
Sylvaine Caër-Lorho (M1), épidémiologiste, data-manager
Enora Cléro (PhD), épidémiologiste
Sophie Jacob (PhD), épidémiologiste
Olivier Laurent (PhD, HDR), épidémiologiste
Estelle Rage de Moissy (PhD), pharmacien, épidémiologiste
Éric Samson (M2), épidémiologiste, data-manager
Kossi Dovene Abalo, doctorant (2018-2021)
Marion Belloni, doctorante (2017-2021)
Mohamed Yassir Errahmani, doctorant (2020-2023)
Anaïs Foucault, doctorante (2019-2022)
Julie Lopes, doctorante (2020-2023)



 

 

Partenariat et réseaux de recherche

 

Collaborations principales

 

À l'IRSN :

  • PSE-SANTE : SDOS (LDRI, LEDI), SER (BASEP, UEM), SERAMED (LRMed), SESANE (LRTOX)
  • PSE-ENV : SEREN (BERAD), SRTE (LECO)
  • DTR/D3NSI/SVDDA/CVD 
 
En France :
  • Agences et instituts de santé publique ou sur les risques environnementaux ou professionnels (INCa, Ineris, INRAe, INRS, Santé publique France…)
  • CEPN
  • Équipes de recherche en santé publique ou épidémiologie (CESP Inserm U1018, CIRC, Grenoble Institut des Neurosciences Inserm U1216-UGA…)
  • Equipes de recherche en sciences et technologies: Inria, USPC, Centre Giovanni Borelli (CNRS UMR 9010, ENS Paris-Saclay)
  • Hôpitaux, CLCC
  • Registres de cancer
  • Services de Santé au Travail d’entreprises (Air France, CEA, EDF, Orano…)
  • Sociétés savantes (SFC, SFIPP, SFR, SFSE, SFdS…)
  • Université de Paris, Unité de Recherche « Biostatistique, Traitement et Modélisation des données biologiques »
 
À l’étranger :
  • Unités de recherche en radio-épidémiologie : Université de Caroline du Nord (Etats-Unis), Université de Californie (Etats-Unis), PHE (Grande-Bretagne), BfS (Allemagne), HMGU (Allemagne), ULM (Université Ludwig-Maximilian, Allemagne), NRPI (République Tchèque), STUK (Finlande), ISGlobal (Espagne), SCK-CEN (Belgique), RIVM (Pays-Bas), URCRM (Russie), CNSC (Canada), FMU (Japon), Université de Séoul (République de Corée), NCI (Etats-Unis)…

Environnement universitaire

 

Équipe d’accueil et membre de l’équipe pédagogique de l’Ecole de Santé Publique (ED 570) de l’Université Paris-Saclay